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Friday, April 9, 2021

Daniel Erdmann & Stéphane Payen - Bricabracomaniacs (2021 Yolk Records)

This new collaboration allows the two saxophonists to polish their speech and create this duo recorded at the National Center for Musical Creation in Reims (Césaré). The repertoire mixes personal compositions and references to melodists who have marked their paths (J.S. Bach, Steve Argüelles, Doug Hammond ...). This selection reflects their bric-a-brac, a polymorphous landscape made of multiple insularities.

Daniel Erdmann and Stéphane Payen met in 2000 in Berlin during a jam session with guitarist/drummer John Schröder. But it’s only in 2012 that they first collaborated and formed Insel Musik (a quintet with Matyas Szandaï on doublebass, Rafaël Koerner and Julien Chamla on drumsets). In 2014, they also took part in the recording of the nonet lead by American saxophonist and composer Joe Rosenberg (together with Edward Perraud, Arnaud Cuisinier, Bruno Angelini, Robin Fincker ...).

In addition to this duo, Stéphane Payen currently performs with The Workshop, Thôt (whose return to the stage is imminent), Ingrid Laubrock, Guillaume Orti, Alban Darche's Orphicube, the Nautilis ensemble, etc... Daniel Erdmann currently performs with Velvet Revolution, Das Kapital, Vincent Courtois ... He received the European Musician of the Year 2019 award from the Académie du Jazz and is the winner of the SWR Jazzpreis 2020.

1. Hijacking 1 01:22
2. Hojnes na? 01:56
3. Wailing - Tidd's Place 03:37
4. Elderberries 02:16
5. 72-2 01:10
6. Les Frigos 03:51
7. 72-1 03:21
8. The Harmolodic Thing 03:23
9. Mini ensemble 02:10
10. The family thing 03:00
11. The Bold Mouse Flight 02:48
12. 1984 03:39
13. Hijacking 2 03:53
14. Native 03:26
15. One Way And The Other 04:57

Daniel Erdmann — tenor Saxophone
Stéphane Payen — alto Saxophone

Max Lance — recording, mix
Sylvain Thévenard — mastering

Recorded in Reims at Césaré (Spring 2018), centre national de création musicale

Saturday, April 7, 2018

Alban Darche & L'Orphicube - The Atomic Flonflons (YOLK RECORDS 2018)

UNE FRESQUE DÉTONANTE EN CINÉMASCOPE. DE LA MUSIQUE À ÉCOUTER ET À DANSER !


« Je souhaite restituer une musique qui exprime immédiatement la somme des souvenirs acoustiques ancrés en chacun de nous » explique Alban Darche pour présenter son Orphicube. Il parle aussi de « bandes-son de nos existences », de « bande originale d’un film imaginaire. »

« Bandes-son de nos existences. » « B.O. d'un film imaginaire. » Atomic Flonflons, c'est exactement ça : pas moyen d'écouter les douze morceaux du nouvel album de l'Orphicube sans que vos neurones ne se mettent à mouliner pour puiser des images au fin fond de votre mémoire.

Des scènes vécues. Ou pas. Des lieux familiers. Ou rêvés. Des couleurs. Des corps. Des qualités de lumière. Des qualités d'air : limpide et vif, moite et enfumé. Du brouillard et de la lucidité.

À chacun son vécu. À chacun sa base de données, bien rangée ou en foutoir, entre os frontal et occiput. C'est là, directement, que puise la musique d'Atomic Flonflons.


Une nostalgie accordéonnière. Un roulement de tambours à la Luis Prima. Une voix haut posée sur canapé de sax. Une Paloma teutonne. Une java (forcément) canaille. Une clave sud-américaine, une mélodie française fin XIXe, une croonerie du milieu du siècle suivant…

À chaque fois, les images apparaissent : un cabaret berlinois, l'aura chaleureuse d'un bar qui éclaire la nuit au bout d'un quai mouillé, la nostalgie rose bonbon d'une héroïne de Demy, le clin d'oeil coquin d'une Betty Boop.

À chaque fois, on se retrouve en terrain étrangement familier. Les « marqueurs » stylistiques sont là, affirmés. Mais ce sont des repères qui tracent des perspectives aussi trompeuses que ces miroirs déformants des palais des glaces des fêtes foraines : on s'avance, sûr du chemin qu'on emprunte, mais c'est pour mieux se cogner à un inattendu changement de direction.

Dans chaque morceau on commence par s'installer dans un décor familier avant de se rendre compte qu'il s'est produit une sorte d'accident spatio-temporel qui nous a plongé dans un univers parallèle.

On perçoit, on ressent des distorsions. Cette étrangeté pourrait déranger, bloquer, paralyser. Mais non.

Quand on écoute des titres aussi explicites que « Tango vif», « Musette », « Ragtime », « Java » ou « Rythm Song », même si le rythme est (volontairement) bancal, la pulsation s’impose.


Faudrait pas grand-chose pour qu'on se mette à danser...



(L’OrphiCube est une formation soutenue par la Drac des Pays de la Loire, la Région des Pays de la Loire et la Sacem.  L’OrphiCube fait partie de la fédération Grands Formats)


Premier Acte
01. Saudade (Pluie Lente)
02. Jungle
03. Rhythm Song
04. L’oiseau Qu’on Voit Chante Sa Plainte
05. La Paloma (Iradier)
06. Java

Second Acte
07. Musette
08. I’m A Fool To Want You (Sinatra-Wolf-Herron)
09. Ragtime
10. Tango Vif
11. I’ll Be Seeing You (Kahal-Fain)
12. Automne (Silvestre-Fauré)