jueves, 26 de enero de 2017

Alexis Avakian - Hi Dream (PARIS JAZZ UNDERGROUND 2017)



ALEXIS AVAKIAN : Saxophoniste franco/arménien, naît à Marseille, il baigne tôt dans la musique grâce à une mère musicienne traditionnelle. Il débute par le piano à dix ans, joue de la guitare avant d’adopter le saxophone.  En 2003  il est récompensé par un 1er prix de jazz au C.N.R. de Marseille et poursuit son apprentissage auprès d’Eric Barret, Jerry Bergonzi, Sylvain Beuf, Grant Stewart.


Le label issu du collectif PJU ne cesse de nous charmer au fil de ses publications par le soin qu’il apporte à la réalisation d’un travail toujours de qualité et dont le dernier album du saxophoniste Alexis Avakian est un nouveau témoignage.

Le saxophoniste qui publie ici son deuxième album est un musicien particulièrement raffiné qui apporte à ses compositions le soin d’une dentelière à l’ouvrage. Sa façon de jouer s’entend comme l’appréhension d’un véritable travail d’orfèvre, d’artisan de luxe dont les nuances subtiles et élégantes sont comme des envolées gracieuses dans un ciel à la Turner (Mark). Il faut l’entendre sur Interlude ou sur Agnès déployer avec une légèreté aérienne un  jeu d’une très grande zénitude.

Il faut dire que ce saxophoniste franco-arménien installé à Paris depuis 2006 s’est choisi des maîtres de haute volée comme Eric Barret, Sylvain Beuf ou encore, outre Atlantique le très grand Jerry Bergonzi (auquel i; dédie un titre, Per Gonzi) ou encore Grant Stewart dont on le sent très proche.

Tout en évitant le cliché d’un jazz world auxquelles ses racines arméniennes aurait pu l’enfermer, c’est au contraire un jazz très ouvert et protéiforme que nous propose Avakian. A la fois un jazz ouvert sur le monde entre plusieurs continents mais aussi ancré dans les racines d’un jazz modernisé où le saxophoniste surfe sur des structures rythmiques et harmoniques complexes, avec une facilité déconcertante. Puis par moment c’est dans un autre ancrage, plus roots auquel il s’attache pour de pur moments de poésie qui ramène un peu à l’Arménie tout en jetant des ponts avec les fondamentaux du jazz ( Adieu mon drôle, Noubar).

Avakian embarque ainsi une formation de très haut niveau pour une musique superbement écrite.
Tournant en boucle sur mon lecteur depuis plusieurs jours j’ai le sentiment de n’en avoir toujours pas fait le tour, découvrant au fil des écoutes des pépites cachées et une sacrée maîtrise du son par Avakian qui fait preuve ici d’une maturité qui force le respect et l’admiration.
Un bien bel ouvrage en somme.

Les parisiens et les parisiennes sont alors priés de se présenter le 2 février au Sunset pour faire entrer dans le monde élégant et hyper classe d’Alexis Avakian. Jean-Marc Gelin


01. Adieu mon drôle 4:15
02. Chalût Calvi 4:44
03. Per Gonzi 4:28
04. Hi Dream 6:05
05. Interlude 1:45
06. Boulevard des grands pins 5:13
07. Glendale 6:57
08. Agnès 6:38
09. Minor Mood 8:13
10. Noubar 4:27
11. Lullaby 2:27

Alexis Avakian - saxophone, flûte (2, 10 & 11) and guitar (on 4 &7)
Ludovic Allainmat - piano, fender rhodes, wurlitzer, pianet
Mauro Gargano - doublebass
Fabrice Moreau - drums

guest
Artyom Minassian - doudouk (1, 6, 10 & 11)