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Sunday, June 6, 2021

Alexandra Grimal Trio - shape (June 2021)

"(...) mystère reste entier nous rassure quand à l'impalpable de la musique. Ce qui se passe, ce qui se joue alors est très beau, très profond. Ceci pour dire l'essentiel de l'honnêteté, l'humilité et l'humanité d'un trio plus que prometteur" Luc Bouquet, Improjazz

"(...) Un trio exemplaire et organique, qui raconte la même histoire à plusieurs voix et dans le même espace-temps en approfondissant constamment le discours à travers la matière et la texture sonore (...) Un voyage expérimental et jusqu'au-boutiste qui envisage le jazz avec un esprit d'indépendance et une intégrité totale." Audacieux Jazzmagazine Lionel Eskenazi

1. mouvances 15:20
2. en silence 01:06
3. le sang n'est pas bleu 19:51
4. forêts aléatoires 05:19
5. petite plage 05:36
6. texture 01:40
7. suite du temps absorbé 21:41

Marge 42
Alexandra Grimal - tenor and soprano saxophones
Antonin Rayon - organ and clavinet
Emmanuel Scarpa - drums

shape / Live at the Sunset
Recorded live, June 30, 2008 Paris

Saturday, December 23, 2017

Alexandra Grimal - Kankū (ONJ RECORDS 2017)


Compositrice ambitieuse articulant des langages empruntés autant à l’histoire du jazz qu’au domaine contemporain, Alexandra Grimal s’avance en trio avec deux de ses complices de l’Orchestre National de Jazz : Sylvain Daniel à la basse et Éric Echampard à la batterie. Créé en 2016, commande de la Scène nationale d’Orléans, kankū dévoile une œuvre singulière et contrastée se déployant en autant de paysages sonores fascinants.

Alexandra Grimal est une personnalité intense, à la fois spontanée et réfléchie. Son engagement dans la musique est total. Chaque projet est pour elle l’occasion de se mettre au défi de trouver la forme d’expression la plus acérée et singulière qui soit. Son univers est peuplé de références au zen, à la calligraphie, aux arts martiaux et de manière plus générale à la pensée philosophique issue de l’orient. Cela se traduit par une attitude d’humilité associée à une recherche d’efficacité, de puissance et d’énergie vitale. Le phénomène musical est vu par cette artiste à part entière comme un chemin vers la transformation de soi.

Lorsqu‘elle compose, Alexandra Grimal, s’attache à la manière d’un peintre abstrait à faire émerger au travers des lignes mélodiques un monde sonore inouï. La musique de kankū révèle, au sens plein du terme, un imaginaire bouillonnant et ultra-sensible : le chant des oiseaux, les paysages chinois, la violence des guerres « invisibles », une femme sur la banquise, une supernova, autant de flashes poétiques qui sous-tendent et amplifient l’interprétation.

Ces images ne sont pas pour autant illustrées de manière figurative mais donnent à la compositrice un support pour l’invention et constituent un langage commun avec ses deux partenaires qui viennent colorer, innerver leur jeu.

Enfin, la forme globale de l’œuvre n’est pas non plus laissée au hasard. Alexandra Grimal a imaginé différentes plages musicales écrites vers lesquelles les musiciens sont chargés de muter progressivement via l’improvisation. Elle nomme elle-même ces plages, des « plateformes » ou des « îlots », à l’image d’une cartographie ancienne, représentant le monde de manière allégorique, ou encore aux « stations » d’un parcours initiatique. Un parcours de trois musiciens devenus voyageurs immobiles dans un monde fantasmagorique.


1. Kankū 1 11:36
2. Kankū 2 10:14
3. Kankū 3 19:12
4. Kankū 4 18:56

Alexandra Grimal — tenor saxophone, voice, composition
Sylvain Daniel — electric bass
Eric Echampard — drums 
Mathieu Pion — sound engineer


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