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Wednesday, April 11, 2018

Thomas Bramerie Trio (feat. Jacky Terrasson, Eric Legnini & Stephane Belmondo) - Side Stories (JAZZ ELEVEN May 25, 2018)


Thomas Bramerie 
Album Side Stories
feat Jacky Terrasson, Eric Legnini, Stéphane Belmondo

Après 30 ans de carrière en tant que « sideman », Thomas Bramerie, l’un des contrebassistes les plus demandés de la scène jazz, décide de prendre la parole en tant que leader. Il le fait en musique... et avec des mots. Chacune des compositions originales de cet album s’accompagne d’un texte où il nous présente sa vision du jazz... et de la société en général. Dans ce premier album personnel (Label Jazz Eleven), il s’entoure de deux des plus remarquables jeunes musiciens de la toute nouvelle génération du jazz hexagonal, le pianiste Carl-Henri Morisset et Elie Martin-Charrière à la batterie. Ceci dans la grande tradition du jazz de transmission par les aînés. Thomas Bramerie s’adjoint aussi la précieuse collaboration de quelques illustres compagnons de route, Éric Legnini, Stéphane Belmondo et Jacky Terrasson.

Thomas Bramerie signe ce premier album entouré de deux jeunes talents de la scène jazz Carl-Henri Morisset et Elie-Martin Charrière, invitant également des guests de prestige : Jacky Terrasson, Eric Legnini & Stephane Belmondo. Cet album est accompagné d'un livre regroupant les textes de Thomas Bramerie révélant sa véritable qualité d'auteur. 

Né le 18 Septembre 1965 à Bergerac, Thomas grandit à Toulon. Il étudie la guitare avec Tony Petrucciani et poursuit son apprentissage avec Jean-Paul Florens.

Il passe ensuite à la basse électrique lorsqu’il intègre le groupe des frères Belmondo, puis change pour la contrebasse en 1988. Il participe à des tournée avec  Peter King, Ted Nash, Bobby Porcelli et joue en concert avec Chet Baker (1987), Toots Thielemans (1988), Johnny Griffin et Steve Grossman  (1990).

En 1992, il rencontre Olivier Hutman, Sangoma Everett ainsi que George Brown, et forme la section rythmique du Club "La Villa St-Germain" à Paris et invite de nombreux solistes comme Clifford Jordan, Franck Wess, Philip Catherine, Tom Harrell, Billy Hart, Joe Lovano, Ernie Watts, James Moody ainsi que Benny Golson.

Entre 1993 et 1996, il devient membre régulier de plusieurs formations: Michelle Hendriks, Laurent de Wilde, les frères Belmondo, Christian Escoude, André Ceccarelli avec qui il tourne et enregistre, tout en restant le contrebassiste de premier choix pour de nombreux solistes internationaux de passage en France ou en Europe: Brad Meldhau, Tommy Flanagan, Jimmy Scott, Clark Terry, John Scoffield, Teddy Edwards pour son disque « Live at La Villa ».


Thomas s'installe à New-York en 1997. Il enregistre l'album "Live at Yoshi's" de la chanteuse Dee Dee Bridgewater, nominé aux Grammy Awards 2001 et part en tournée dans le monde entier avec ce projet. Il fait alors partie des «sidemen» incontournables de la scène jazz new-yorkaise.

Il ouvre son répertoire à d’autres projets latin jazz avec David Sanchez, Ed Simon, musique du Moyen-Orient avec Simon Shaheen, Bassam Saba, rock avec Charlie Watts ou encore de la musique classique avec le flûtiste Emmanuel Pahud.

A partir de 2006, Thomas revient en France et enregistre le disque de Pierrick Pedron « Deep in a dream » avec Mulgrew  Miller & Lewis Nash, et intègre également les groupes de Julien Loureau (Quartet Saigon), celui d’André Ceccarelli, Baptiste Trotignon, David Elmalek, ainsi que celui de la chanteuse Elizabeth Kontomanou  dont il enregistre l’album “Back to my groove” en 2007.

A partir de 2008, il enregistre le nouvel album des frères Belmondo avec Milton Nascimento et devient membre régulier du trio de Bojan Z ainsi que d’autres groupes prestigieux tels que : Richard Galliano, Didier Lockwood, Michel Legrand, Eric Lelann, Sylvain Luc, Aldo Romano... Il fait partie de plusieurs projets nominés ou gagnants des Victoires de la musique : Eric Legnini qui reçoit les Victoire de la musique 2011 avec “The Vox”,  Pierrick Pedron pour «Kubic’s Monk» en 2013, «Love for Chet» de Stephane Belmondo avec Jesse Van Ruller en 2016.

Après plus d’une centaine d’albums en tant que sideman, il sortira le 25 Mai prochain son premier album «Side Stories».



Saturday, March 10, 2018

Philippe Gaillot - Be Cool (ILONA RECORDS March 30, 2018)

L’aventure “Be Cool” démarra il y a quelques années lorsqu’à l’occasion d’un concert qu’il donnait à Marseille, Mike Stern proposa à Philippe Gaillot, l’un de ses anciens élèves, d’enregistrer quelques uns de ses titres. Saisissant cette opportunité, Philippe réunit des musiciens et enregistra deux titres dont Moustille, qui introduit l’album. Ce ne sera que plus tard qu’il décida de les intégrer à ce répertoire de nouvelles compositions qui toutes possèdent un fil conducteur. Des compositions très variées à l’image du parcours de leur auteur commencé par l’étude de la musique classique, puis par la découverte de la pop, du rock, de la soul et du jazz, le jazz fusion pratiqué par Miles Davis et Weather Report au début des années 70 influençant beaucoup sa musique. 

Pour réaliser “Be Cool”, Philippe Gaillot (guitares, claviers et voix) s’est entouré des membres de son groupe Epicurean Colony, et notamment de Gérard Couderc, saxophoniste avec lequel il travaille depuis longtemps, ainsi que d’invités prestigieux. Outre Mike Stern qui nous offre un magnifique chorus dans Moustille, Jacky Terrasson tient le piano dans Little Red Ribbon, une de ses compositions adaptée par Philippe et interprétée live en studio avec Patrice Héral (percussions) et Dominique Di Piazza (basse). Stéphane Belmondo joue du bugle dans Be Cool qui donne son nom à l’album. Linley Marthe fait danser les notes magiques de sa basse électrique dans Lé Bamandi Binolo, morceau plein d’humour et d’inventions sonores. L’harmonica d’Olivier Ker Ourio, apporte une touche mélancolique à Back from Barca, une ballade inspirée des compositions de Weather Report, tandis que le saxophoniste cubain Irving Acao se révèle particulièrement inspiré au ténor dans Just Before the Night.


1 Moustille
2 Just Before the Night
3 Et puis un jour... Elles s'en vont
4 Tibetan Snow
5 Back from Barca
6 Lé Bamandi Binolo
7 Little Red Ribbon
8 Be Cool
9 Enlacés

Monday, September 5, 2016

Jacky Terrasson & Stéphane Belmondo - Mother (2016)




La collaboration de Jacky Terrasson et de Stéphane Belmondo remonte à leurs débuts dans le monde du jazz, il y a près de trente ans. Une époque où ils entretenaient déjà une relation musicale privilégiée. Ils se sont retrouvés il y a six ans pour un concert donné en duo dans le sud-ouest de la France au Festival de Saint-Emilion. Depuis ils ont eu l’occasion de cultiver leur complicité et de donner naissance à un univers qui leur appartient en propre. « Mother » (Impulse!/Universal) dont la sortie est annoncée pour le 02 septembre, est l’aboutissement logique de leurs retrouvailles.

A l’origine, Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo ont enregistré une trentaine de titres au Recall Studios. Après écoute, ils « se sont rendus compte que les ballades sonnaient superbement » explique le pianiste. Ils ont donc pris le parti de conserver les « morceaux les plus lents » pour « Mother ».

« Mother », un album de ballades comme une rêverie nostalgique reflet des états d’âme des deux artistes. Dans cet opus Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo explorent le registre d’une intimité mélancolique. Non dénuée de lyrisme et d’humour, l’atmosphère du disque est teintée d’un romantisme sobre et raffiné.


Le répertoire de « Mother » comprend des compositions originales, Souvenirs de Belmondo et Hand in Hand de Terrasson, des standards du jazz américain, des classiques de la chanson française, une reprise de Stevie Wonder et des interludes.

Au moment de l’enregistrement l’album devait s’intituler « Twin Spirit ». De fait, après que la production de l’album ait été achevé et à la suite de la disparation de la mère de Jacky Terrasson, le disque a été rebaptisé « Mother » d’après le titre de la composition du pianiste figurant au cœur du CD. Ainsi, comme le dit le pianiste, l’album devient un hommage à dédié à sa mère mais aussi « plus largement à toutes les mères et les femmes qui ne peuvent l’être ». L’interprétation du titre éponyme est particulièrement sensible et intense.

L’album ouvre avec First Song, le morceau poignant de Charlie Haden dont les deux musiciens font ressortir la beauté mélancolique. Il se referme avec une interprétation splendide du célèbre Que reste-t-il de nos amours ? de Chauliac et Trenet sorti en 1943.
Du côté de la chanson française on aime une version remarquable de La chanson d’Hélène composée pour le film de Claude Sautet « Les Choses de la vie ». Le thème exposé très sobrement par les deux instrumentistes est harmonisé de belle manière par le pianiste dont le toucher délicat sied à cette interprétation raffinée.


Par son équilibre, le dialogue entre les instrumentistes contribue à la réussite de l’interprétation de Lover man où les deux musiciens croisent et entrecroisent leurs lignes musicales. Sobre mais lyrique. Sans esbroufe, juste la musicalité comme cheval de bataille. Le tissage de You don’t know what love is est de la même veine sensible. On écoute avec bonheur les échanges parfaitement maîtrisés. On se plaît à savourer le toucher minimaliste du pianiste qui n’est pas sans rappeler l’influence 300_-j-terrasson-s-belmondo-2016-copyright-philippe-levy-stabdes musiques de Debussy, Poulenc, Ravel et Fauré.

On apprécie aussi les « interludes » posés comme des virgules sonores décalées parmi les autres titres. La fantaisie de Pic Saint Loup, nom d’un vin de la région où se trouve le studio d’enregistrement Recall. Les propos interrogatifs de Pompignan, en clin d’oeil à la ville qui a accueilli les musiciens pour l’enregistrement. L’atmosphère désuète mais malicieuse du titre de Stéphane Grappelli, Les Valseuses. La rupture rythmique de Fun Keys où l’on retrouve la frappe percussive et explosive du pianiste, ancien lauréat du prix Thelonious Monk (1993).

La reprise du grand succès de Stevie Wonder, You are the sunshine of my life est une surprise savoureuse. En effet, le morceau est presque méconnaissable. Déconstruit et malaxé, il est reconstruit avec des modifications harmoniques et un parti-pris rythmique qui transfigurent le morceau. On dira à juste titre que les deux interprètes se sont réellement réapproprié la composition pour la faire leur.
Tout au long des plages de l’album, l’accompagnement subtil du pianiste Jacky Terrasson procure une trame de musicalité propice à l’expression des lignes mélodiques très dépouillées que dessine le trompettiste Stéphane Belmondo. La simplicité et la subtilité de leur expression contribuent à créer l’atmosphère feutrée et raffinée qui caractérise l’album « Mother ».


1. First song
2. Hand in hand
3. Lover man
4. La chanson d'hélène
5. In your own sweet way
6. Pic saint-loup
7. Mother
8. Fun keys
9. Les valseuses
10. Souvenirs
11. You don't know what love is
12. Pompignan
13. You are the sunshine of my life
14. Que reste-t-il de nos amours ?